3 mai 2021

Semaine de la santé mentale

 

La santé mentale est une composante essentielle de la santé. C’est un équilibre dynamique entre les différentes sphères de la vie : sociale, physique, spirituelle, économique, émotionnelle et mentale.

Cette année, la Semaine de la santé mentale a pour thème « comprendre nos émotions ». Reconnaître, décoder et accepter nos émotions, c’est contribuer à protéger notre santé mentale et à promouvoir une bonne santé mentale pour tous. Nommer, exprimer et gérer nos émotions, même lorsqu’elles ne sont pas agréables, peut nous aider à nous sentir mieux.

Au Canada, une (1) personne sur cinq (5) est aux prises avec une maladie mentale ou un trouble de santé mentale chaque année.
Or, tout le monde – 5 sur 5 – a une santé mentale.

Que nous ayons ou non une maladie mentale, nous pouvons prendre soin de notre santé mentale. Toute personne a le droit de se sentir bien, et de comprendre ses émotions y contribue. Reconnaître ce qui influence nos émotions, découvrir l’impact de celles-ci sur nos pensées et nos comportements, agir lorsque notre réponse émotionnelle n’est pas utile et apprendre à accepter nos émotions concourent à notre bien-être émotionnel. L’(auto)régulation émotionnelle, ou la capacité de nommer et de canaliser ses émotions est un facteur de protection de la santé mentale.

  • Visitez le semainedelasantementale.ca pour obtenir des outils et de l’information sur la Semaine de la santé mentale;
  • Restons en contact sur les médias sociaux en utilisant les mots-clics #ParlerPourVrai et #SemaineDeLaSantéMentale.

 

Être en bonne santé mentale ne veut pas dire ressentir le parfait bonheur tout le temps. En fait, toute la gamme des émotions humaines (y compris celles que nous aimons moins, comme la tristesse, la peur et la colère) fait partie d’une vie en bonne santé mentale.

  • Se sentir triste, en colère ou en proie à l’inquiétude est inhérent à l’expérience humaine;
  • Tenter de réprimer nos émotions les plus pénibles ne les fait pas disparaître;
  • Prêter attention aux émotions désagréables ne les rend pas plus intenses. En réalité, nommer nos émotions est l’une des meilleures façons de les apaiser;
  • Quand nous les refoulons, nos émotions peuvent s’intensifier et même prendre de nouvelles formes. Ainsi, ne pas réagir lorsqu’un incident perturbant se produit au travail nous rend plus susceptibles de hausser le ton plus tard à la maison.

Si des émotions vous submergent, persistent ou interfèrent dans vos activités quotidiennes, il est important d'aller chercher du soutien en santé mentale. Il y a de l’aide pour faire renaître l’espoir :

 

Une période de stress et d’anxiété sans précédent

  • Les gens vivent un stress et des sentiments d’anxiété sans précédent en raison de laCOVID-19.
  • 40 % des Canadiens font état d’une détérioration de leur santé mentale depuis le début de la pandémie.

Quel est votre indicateur de stress? Cliquez sur le lien ci-dessous pour le connaître :
https://cmha.ca/fr/quel-est-votre-indicateur-de-stress

 

 

La bonne santé mentale, c’est

être capable d’aimer la vie :

  • comme individu : trouver un aspect positif dans la journée, être reconnaissant par le bonjour d’un voisin ou le sourire de l'épicier, partager un projet avec une membre de notre équipe de travail, sentir qu'on est bien entouré;
  • dans la communauté : offrir un environnement sécuritaire à ses proches, avoir accès à la culture, à des loisirs.

réussir à mettre ses aptitudes à profit pour atteindre des objectifs :

  • comme individu : mettre en valeur nos qualités dans un entretien d’embauche, se fixer de nouveaux objectifs réalistes et être capable de les revoir pour les adapter à un nouveau contexte, reconnaître nos acquis pour y prendre appui;
  • dans la communauté : reconnaître et encourager les acquis de notre entourage à l'école, au travail, à la maison.

nouer et entretenir des relations avec les autres :

  • comme individu : engager une discussion avec une vendeuse ou un itinérant dans la rue, échanger avec ses collègues à la machine à café, prendre régulièrement des nouvelles de son meilleur chum ou de ses parents, préparer un souper pour l'anniversaire de son neveu;
  • dans la communauté : mettre en place des structures d'accueil, favoriser l'inclusion sociale.

être capable d’éprouver du plaisir dans ses relations avec les autres :

  • comme individu : se réjouir à l’idée d’organiser un souper familial chez soi, faire des biscuits pour souligner la fête d’un collègue, prendre le temps de reconnaître ce que nous aimons chez nos amis;
  • dans la communauté : valoriser la rencontre au-delà de la différence.

apporter sa contribution à la collectivité :

  • comme individu : participer à l’aide aux devoirs dans l’école de son quartier, aider une voisine âgée à faire ses courses, apporter un soutien financier à une cause humanitaire, militer pour une cause;
  • dans la communauté : reconnaître et faciliter l'engagement des autres.

se sentir suffisamment en confiance pour s’adapter à une situation à laquelle on ne peut rien changer ou pour travailler à la modifier dans la mesure du possible :

  • comme individu : accepter l'aide qu'on peut nous apporter pendant une maladie, évaluer réalistement les changements possibles, s’associer avec des collègues pour mettre en place un plan d’action permettant l’amélioration d’une situation;
  • dans la communauté : permettre l'expression et le temps pour vivre ses émotions et s'adapter.

développer des stratégies pour faire face au stress au travail :

  • comme individu : prendre des pauses, sortir lors de la période du dîner, s’isoler quelques minutes, écouter de la musique que l’on aime avec des écouteurs, respirer et expirer profondément et doucement pendant quelques minutes, aller jaser quelques minutes avec un collègue ou un superviseur pour clarifier une situation ou se changer les idées, faire du sport, du yoga ou de la méditation;
  • dans la communauté : réduire les exigences de performance, prendre les transports en commun pour éviter les embouteillages sur la route.

composer avec les difficultés inévitables de la vie et se relever après avoir vécu des moments difficiles :

  • comme individu : prendre le temps de faire son deuil, s’entourer de proches et d’amis, vivre ses émotions, chercher les ressources pour nous aider, se fixer de nouvelles étapes progressivement;
  • dans la communauté : offrir les ressources et l'écoute nécessaire.

être capable de demander du soutien à ses proches ou de l’aide auprès d’un organisme spécialisé dans des moments difficiles :

  • comme individu : s’informer auprès de notre municipalité, CISSS, ligne d’écoute ou organismes communautaires pour avoir accès aux services disponibles, prendre du temps pour parler à un proche, participer à une rencontre de soutien, demander de l'aide lors de difficultés;
  • dans la communauté : faire connaître et offrir le soutien à l'école en mathématiques ou pour déneiger les escaliers de ses voisins après une tempête de neige.

découvrir des loisirs qui nous plaisent et trouver du temps pour s’y adonner :

  • comme individu : faire la liste des activités qui nous plaisent, planifier un budget, trouver celles qui ont lieu dans notre ville, trouver un partenaire pour se motiver au besoin, commencer par libérer une heure par semaine;
  • dans la communauté : offrir des loisirs accessibles et les faire connaître.

parvenir à établir un équilibre satisfaisant entre tous les aspects de sa vie : physique, psychologique, économique, spirituel, social :

  • comme individu : écrire sur une feuille ce que l'on fait dans la vie et voir si nous sommes à l'aise avec ceci ou si nous nous sentons tristes ou épuisés;
  • dans la communauté : mettre en place des structures sociales permettant de mieux vivre un équilibre.

 

La prévention de la santé mentale, c’est

agir avant l’apparition des problèmes de santé mentale :

  • c’est en agissant pour réduire les facteurs qui sapent ou qui détériorent les conditions de vie des individus que la prévention prend tout son sens et qu’elle devient efficace.

Exemple : changer certaines conditions de vie sociale qui dévalorisent et isolent les individus afin de prévenir la violence, la détresse, la dépression, la négligence, l’abus, etc.

tenter de réduire la présence de facteurs ou de conditions de vie qui fragilisent la santé mentale des individus :

  • ainsi les facteurs qui représentent les plus importants risques pour la santé mentale des individus sont plus présents dans leurs milieux de vie ou fortement liés à leurs conditions de vie, plutôt qu’à leur vulnérabilité personnelle.

Exemple : on pense à la pauvreté, à l’intimidation dans les écoles et dans les milieux de travail, à la surcharge de travail, à la non-reconnaissance au travail, aux logements insalubres.

adopter des stratégies ciblées :

  • de manière générale, ces stratégies sont ciblées, en ce sens qu’il s’agit d’interventions locales faites dans les milieux de vie dans lesquels a été identifiée la présence de certaines conditions particulièrement dommageables pour la santé mentale des individus.

Exemple : nous faisons référence au soutien des nouveaux arrivants, des personnes ayant perdu leur emploi ou encore des jeunes en difficulté à l’école.

se quantifie et se qualifie par l’accroissement du bien-être personnel et collectif :

  • en ce sens, la prévention ne se mesure pas uniquement par la réduction des facteurs de risque dans un milieu donné.

Voici les facteurs généraux de protection en santé mentale sur lesquels le Mouvement Santé mentale Québec s’accorde :

  • estime de soi
  • participation sociale
  • sentiment d’appartenance, appartenance sociale, inclusion sociale, soutien social
  • confiance (niveau de confiance élevé à l’égard d’autrui)
  • soutien affectif (pouvoir se confier, être une personne comprise, recevoir des conseils, etc.
  • soutien concret (pouvoir compter sur une personne en cas de besoin)
  • sécurité
  • comprendre, reconnaître et s’approprier ses émotions
  • redonner une place aux émotions et aux sentiments : permettre l’expression
  • spiritualité
  • créativité
  • capacité et possibilité de développer des compétences
  • sentiment de compétence
  • sentiment de compétence sociale
  • capacité d’adaptation (résilience)

Voici d’autres facteurs de protection ou d’autres manières de les nommer :

  • apprendre sur soi-même et sur sa société
  • développement personnel
  • découvrir les activités de loisirs qui nous plaisent et trouver le temps pour s’y adonner
  • connaissance de soi
  • la coopération, l’entraide
  • la débrouillardise
  • la capacité à demander de l’aide
  • le sens de la responsabilité
  • capacité à faire face aux événements et leur donner un sens
  • rêver
  • prendre du détachement
  • rire, sens de l’humour
  • encourager l’autonomie, lorsque pertinent
  • maintenir de bonnes habitudes de vie
  • profiter des relations positives avec les membres de sa famille et ses amis
  • développer des stratégies pour faire face au stress
  • savoir se donner du répit
  • avoir de la gratitude
  • savoir apprécier le moment présent

Source :
https://mentalhealthweek.ca/fr/trousses-doutils-2021/
https://www.mouvementsmq.ca/

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